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 NATHALIE CLARK . . . UNE MISS MÉTÉO REMPLIE DE TALENTS. . .

Si un jour vous rencontrez Nathalie Clark de TVA Québec, ne lui demandez pas quelle est sa passion dans la vie. Il faudrait plutôt lui demander quelles sont ses passions, car elle en a plusieurs. Nathalie est une passionnée de la télévision, de la météo, de l’animation, de sa famille, de son amoureux depuis 14 ans, de sa fille,  de cuisine, de voyage, d’écriture, de peinture, de la Ville de Québec, d’architecture, de design et j’en oublie certainement. Ici à Québec, tout le monde la connaît car on la voit au petit écran depuis une quinzaine d’années, mais la connaît-on vraiment? J’ai passé une heure en sa compagnie et le but de mon reportage est de vous la faire découvrir davantage.

Nathalie est ici  dans les studios de TVA à Québec. Lors de l'entrevue, elle a mentionné ceci: "Il existe une ambiance exceptionnelle dans une salle de nouvelles".

Nathalie est née à Québec il y a 42 ans. Ses parents qu’elle adore sont selon elle, extraordinaires, remplis d’amour, équilibrés, bons vivants et aimant la vie. Elle a un frère de 28 ans. Elle est la mère d’une fille qui aura 19 ans en avril. Ève est étudiante à St-Lawrence et elle va ensuite aller étudier à Concordia en Communication marketing. Sa famille est tissée serrée puisqu’elle voit ses parents et son frère au moins aux deux semaines. Sa mère travaillait au gouvernement avant la naissance de Nathalie et son père a entre autres travaillé comme caméraman à TVA. Il a  été directeur de la Promotion  au Journal de Québec. Il a de plus agi comme responsable des relations publiques pour des CLUB MED, ce qui a permis à Nathalie de fréquenter ces endroits dès l’âge de 14 ans. Elle n’a jamais perdu la piqûre des voyages dans le Sud puisqu’elle y va régulièrement. Il y a deux ans, elle a réalisé un grand rêve en visitant l’Italie.

Nathalie possède un DEC en Communication du CÉGEP de Limoilou. Son but était alors d’aller étudier en Journalisme à l’Université, mais la vie en a décidé autrement. Très fonceuse, elle est allée rencontrer le Directeur de l’Information de Télé-4 et lui a demandé pour faire un stage.


Sa demande a été acceptée et elle y est depuis, sauf ce qu’elle appelle une infidélité de 6 mois à Radio-Canada où elle a travaillé comme adjointe à l’affectation avant de revenir à ses premières amours. Alors qu’elle n’avait que 18 ans, on lui a offert un emploi à temps plein comme recherchiste en anglais. La station CKMI, laquelle était affiliée à CBC, était dans les locaux de Télé-4. Même si elle n’était pas parfaitement bilingue, elle devait faire des chroniques culturelles en anglais et elle apprenait ses textes par cœur avec l’aide de collègues généreux. Il faut croire qu’elle s’en est bien tirée puisqu’elle fait de la télé depuis ce moment. Elle a aussi été assistante à la réalisation pour plusieurs émissions, le plus beau métier au monde selon elle, tout en faisant des commerciaux et des chroniques sur différents sujets.

N'est-ce pas qu'elle est élégante? Cette photo a été remise par Nathalie pour la publication de cette entrevue. La photo a été réalisée par France Bouchard.

Il y a 15 ans, le Directeur de l’information de TVA lui a demandé pour faire la météo. C’est toujours son activité principale et c’est ce qui fait qu’elle est connue, appréciée et aimée des Québécois. Tout en faisant la météo, elle a fait une chronique culturelle quotidienne de 15 minutes par jour pendant une période de 8 années. Elle est une fille de défis, n’aimant pas la routine; ça prend des nouveautés dans sa vie professionnelle. Elle aime la télé en direct comme la météo, mais elle a d’autres intérêts. Elle a déjà proposé une chronique pour l’émission Salut Bonjour produite par le réseau TVA ici à Québec et diffusée sur le réseau national. Dans cette chronique qui a duré 3 ans, elle faisait découvrir aux téléspectateurs des maisons de rêve. L’écriture fait aussi partie de son univers depuis 6 ans, ayant écrit des chroniques pour le Journal économique, en arts et spectacles, gastronomie, restos et sorties. Elle a aussi écrit dans des revues du Groupe TVA ainsi que pour le magazine les idées Reno-Dépôt où elle présentait des pièces avant et après rénovation.

Une des activités de Nathalie Clark, c'est l'animation de galas. Cette photo en témoigne.

Le plus beau moment de sa carrière, c’est une entrevue réalisée avec le grand Charles Aznavour, un type attachant et très simple. Selon Nathalie qui a rencontré tous les artistes, les plus grands sont les plus simples. Comme son émission ne durait que 15 minutes, elle n’avait que deux blocs de 5 minutes à lui consacrer. Comme elle lui disait ses regrets de ne pas avoir plus de temps, il lui a répondu tout simplement : « Ce n’est pas grave . . . je vais juste parler plus vite ». La pire journée de sa carrière, c’est la première fois qu’elle a présenté la météo en direct. Elle a trouvé cela très stressant, le cœur voulait lui sortir de la poitrine. En plus, il ventait et il pleuvait; elle devait à la fois tenir son micro, son parapluie et son papier. Pour empirer la situation, le télex fonctionnait mal et elle a mal compris la question de l’animateur Pierre Jobin. Après cette éprouvante première présentation, elle s’est dit : « Je ne ferai jamais cela comme travail ». Il faut croire que le temps a tout arrangé puisqu’elle a ajouté ceci : « Aujourd’hui, je suis tellement à l’aise que je peux  parler à une personne tout en entendant le décompte dans mon oreille et au moment précis, je présente mon bulletin de météo  en direct. J’oublie  complètement le nombre de téléspectateurs à qui je m’adresse ».
Avez-vous remarqué l’importance que prend la météo dans les bulletins de nouvelles des différents réseaux de télévision? Avec les changements climatiques, il n’est plus rare qu’avant d’entendre un reportage sur la politique, sur la crise économique, nous entendions un reportage sur la météo avec tout ce qui se passe dans le monde comme changement. Que ce soit un ouragan dévastateur, des vents pour écorner les bœufs pour employer une expression de chez nous, des pluies diluviennes, des cours d’eau qui n’ont jamais débordé et qui s’en donnent à cœur joie, des records de précipitation de neige comme l’hiver dernier, les gens veulent savoir et les réseaux de télévision le savent. Un bulletin de météo, ça se prépare. Dans le cas de Nathalie Clark, sa source comme tous les médias, c’est Environnement Canada qui émet 4 bulletins par jour à l’intention des médias, dont un, à 15.30 heures qu’elle utilise pour son bulletin de 18 heures. Mais Nathalie ne se contente pas de ce bulletin bien souvent, éprouvant le besoin de parler à un météorologue au téléphone. Par exemple, le bulletin d’Environnement Canada va parler de neige dans deux jours. En questionnant le météorologue, elle va connaître la quantité de neige et donnera l’information en ondes. Je lui ai demandé si elle avait un tableau devant elle. Elle m’a répondu ce qui suit : « La réponse, c’est non. J’apprends par cœur les principales données et je brode une histoire autour ». C’est par habitude qu’on présente la météo dehors. TVA possède un camion satellite et il est souvent à sa disposition. Quand la température est exécrable, elle reste bien au chaud dans le camion et va dehors environ 3 minutes avant d’aller en ondes. Par contre, le caméraman doit se sacrifier et rester près de ses équipements, beau temps, mauvais temps. Il faut ajouter qu’elle fait un premier court reportage au début du bulletin de nouvelles de 18 heures ainsi qu’un complet à la toute fin. Elle enregistre aussi un bulletin pour le réseau LCN au cours de cette période. Le midi, elle intervient à 11.45 heures au bulletin du réseau dont l’animateur est Pierre Bruneau ainsi qu’à 12.25 heures pendant le bulletin de Québec.

A Québec, surtout en hiver, nous sommes habitués de voir Nathalie Clark présenter son bulletin de météo quotidien bien emmitouflée. Dehors au Carré d'Youville quand il fait moins 20 C, alors que nous sommes bien au chaud dans nos maisons, nous avons froid pour elle. Beau temps, mauvais temps, canicule, froid extrême, pluie, vents violents, elle présente toujours son bulletin météo avec le sourire. Sa présence est tellement forte au petit écran, qu'on dirait qu'elle est dans notre salon et qu'elle présente son bulletin à une seule personne.


Nathalie est d’avis que les prévisions d’Environnement Canada sont de plus en plus justes. Je lui ai demandé s’il lui était déjà arrivé de « modifier » les prévisions avant d’aller en ondes. Elle m’a répondu avec un petit sourire timide : « Rarement, quand je le fais, c’est pour ajouter un bémol aux prévisions. Par exemple, si on prévoit un violent orage et que le ciel est tout bleu, j’ajouterai qu’en ce moment, rien dans le ciel ne laisse présager cet orage ».

Au sujet des changements climatiques, elle est d’avis que tout le monde devrait voir et revoir le film d’Al Gore, l’ancien vice-président américain « La vérité qui dérange ». Elle a ajouté ce qui suit : « C’est alarmant ce qui se passe. On devrait tous faire un effort individuel à ce niveau comme je l'ai fait en me débarrassant de mon démarreur à distance. Il faudrait aussi se débarrasser des anciens poêles à bois qui font trop de pollution. Nous sommes tous de plus en plus conscientisés à l'urgence d'agir".  

Dans son plan de carrière, bien qu’il existe une ambiance exceptionnelle dans une salle de nouvelles, elle n’a pas l’intention de faire la météo jusqu’à 50 ans. Elle aimerait consacrer toutes ses énergies dans une seule fonction. En télé, elle a des projets d’émissions sur la table, mais il faut ajouter qu’ici à Québec, exception faite des bulletins de nouvelles, de l’émission TVA en direct avec François Paradis et de l’émission Salut Bonjour le week-end, il n’y a rien d’autre. Elle a déjà refusé d’aller à Montréal préférant la qualité de vie ici à Québec. Il faudrait un projet qui ne se refuse pas pour la faire déménager. Je l’ai sentie prête à relever un grand défi même si ça l’obligeait à faire un deuil de la télé et qu’elle s’en ennuierait énormément. Ne soyons pas surpris si un jour nous apprenons qu’elle fait de la radio (elle en a fait à l’âge de 18 ans alors qu’elle faisait des reportages en direct dans les discothèques) ou qu’elle est devenue Directrice des Communications dans un ministère comme le Tourisme par exemple. Elle peut très bien continuer sa carrière à la télé, mais derrière les caméras cette fois, un peu comme à ses débuts.
J’ai remarqué que pour certaines activités qui se déroulent à Québec, comme Expo-Québec, le Salon de l’Habitation, on prend toujours un artiste de Montréal comme porte-parole.  C’est un peu frustrant pour elle, car prendre quelqu’un de l’extérieur, ça oblige à faire plein de réunions avec cette personne pour bien la documenter. Si un téléspectateur comme moi se rend compte de cette anomalie, il reste à espérer que les décideurs de Québec en feront autant. La Ville de Québec n’est-elle pas devenue récemment la Capitale de la Culture? Une Capitale qui se respecte devrait d’abord utiliser les talents de son monde avant d’aller voir ailleurs, cela va de soi!
Je lui ai aussi demandé comment elle se sentait quand l’animateur du bulletin de nouvelles la présentait en lui volant son « punch » pour la météo. On voit aussi cela à Radio-Canada lorsque l’animatrice présente Jocelyne Blouin et on le voyait aussi du temps de Bernard Derome qui le faisait régulièrement. J’ai vu des flammèches dans ses yeux, elle m’a dit lui en avoir déjà parlé. Nul ne doute que le « gentleman » qu’est Pierre Jobin tienne compte des remarques de Nathalie Clark, car ils forment une équipe comme nous en voyons rarement à la télévision.

                          Crédit-photos: France Bouchard, Nathalie Clark et Normand Bellefeuille

Normand Bellefeuille
Éditeur
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